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Les habitudes de jeu des Québécois

Les habitudes de jeu des Québécois

Les résultats de l’enquête ENHJEU – Québec : Portrait du jeu au Québec : prévalence, incidence et trajectoires sur quatre ans [PDF] menée auprès des adultes québécois et parue en 2014 montrent qu’environ 66,6 % des Québécois âgés de 18 ans ou plus auraient joué au moins une fois à au moins une forme de jeu de hasard et d’argent dans les 12 mois précédant leur participation à l’enquête.

Une précédente étude, réalisée en 2009, établissait ce pourcentage à 70,4 %.

Profils de joueurs

  • Environ 95 % (97 % en 2009) sont des joueurs sans problème de jeu.
  • 2,9 % sont des joueurs à faible risque d’en développer un.
  • 1,4 % (1,3 % en 2009) sont des joueurs à risque modéré d’avoir un problème de jeu.
  • 0,4 % (0,7 % en 2009) sont des joueurs pathologiques probables.

 

Au Québec, les joueurs à risque modéré représentent près de 90 000 personnes, et les joueurs pathologiques probables, un peu plus de 25 000 personnes.

Jeu compulsif, jeu excessif, jeu pathologique et jeu problématique, c’est quoi la différence?

 

Ces termes évoquent tous la perte de contrôle d’un joueur sur ses habitudes de jeu. Pour la plupart, ce n’est que passager. Pour quelques autres, la perte de contrôle va en grandissant et entraîne des conséquences négatives graves, tant pour le joueur que pour son entourage.

Il arrive également que l’on parle de « problèmes de jeu » ou de « dépendance au jeu ». La dépendance fait allusion au joueur qui a besoin de jouer, qui pense souvent au jeu, et qui joue bien au-delà de ses moyens et très fréquemment, avec toutes les conséquences que cela entraîne.

Qui sont ces joueurs?

  • Le joueur sans problème de jeu, comme le joueur à faible risque d’en développer un, s’adonne aux jeux de hasard et d’argent sans jamais perdre le contrôle de ses habitudes de jeu. Il ne vit aucune conséquence négative grave liée à sa participation aux jeux de hasard et d’argent.

 

  • Le joueur à risque modéré est occasionnellement en perte de contrôle de ses habitudes de jeu. Il vit une ou quelques conséquences négatives importantes liées à ses habitudes de jeu. Son entourage peut aussi être affecté par la perte de contrôle de ce joueur.

 

  • Le joueur pathologique probable a perdu le contrôle de ses habitudes de jeu. Lui et son entourage vivent plusieurs conséquences négatives graves liées à ces habitudes de jeu problématiques, dans plusieurs sphères de leur vie.